Pour tenter de répondre à tous les points. Oloron une ville de notre époque ? Sans doute. On peut s'en réjouir et on peut également le regretter. Mais cette ville n'est pas tout à fait comme les autres.
En ce qui concerne mes prétendues propositions, je ne vous ferai pas l'affront de vous lister ce qui ne fonctionne pas bien dans cette société: prime à la réduction de qualité constante, uniformisation de l'offre, absence de freins réels à la distribution de masse, externalisation galopante, inflation grimée, recours aux contrats précaires de plus en plus fréquents, pressions sur les petits producteurs, taux réels de chômage maquillés, gaspillage énergétique colossal, sols les plus pollués d'Europe, lobbying important de la chimie, des groupes énergétiques, de communication, de distribution, d'automobile, d'armement, etc, etc... La France pose ses porte-avions sur la planète en se riant de la mondialisation. Mais après ?
Après il reste les habitants. Et ceux qui vivent dans les petites villes méritent également un avenir, cher aveniroloron.

Dans un monde qui marche sur la tête, pourquoi ne pourrions-nous pas tout réinventer depuis notre espace public ? Les compétences du premier magistrat de la commune ne sont pas infinies, peut-être, mais elles sont déjà conséquentes. Tout est question d'élan collectif et non de cap.
Fallait-il faire d'Oloron la Sarlat Béarnaise ? Les électeurs ont visiblement choisi.
Ah les fameuses façades. Tellement révélatrices de clivages que l'on pourrait croire adoucis par l'immense proximité d'existence qu'entretiennent les habitants. Quand une commune passe à droite, c'est assez fréquent en effet que les nouveaux arrivants s'attardent en priorité sur ce qui se voit. Probablement l'habitude de faire passer le paysagiste à la maison (?)

, nul ne le saura vraiment en vérité, mais les mairies de droite sont en général des championnes toutes catégories du rond point hors de prix, il fallait le préciser amicalement.

Ceci étant, une ville, ce n'est pas simplement un club de vacances à la com' savamment orchestrée, ce n'est pas non plus seulement un terrain de jeu de promoteurs immobiliers, ce n'est pas également une entreprise que l'on peut s'approprier. Il ne faut pas driver une ville pour la faire entrer dans l'Histoire. Il faut le faire pour l'inscrire durablement à la fois dans le présent et dans sa réalité. La démocratie ne réclame nullement providence mais au contraire investissement collectif et quotidien. Beaucoup de pays du nord l'ont déjà compris depuis bien longtemps. Une ville, c'est aussi ce qui ne se voit pas.
Après, il y a des solutions qui, si on le les choisit pas, finiront par s'imposer d'elles même. On sait par exemple, que, contrairement à ce que vous affirmez, et pour revenir au sujet lancé par le jeune Furax, chaque emploi créé dans la grande distribution détruit 4 emplois dans le secteur traditionnel. Dans certains lands allemands ou provinces espagnoles, leur implantation a été limitée beaucoup plus sévèrement dans les villes de petite et moyenne importance. Résultat: Une densité commerciale très importante ainsi qu'un niveau d'emploi mais également de rémunération moyen plus conséquent.(emploi moins fréquent du temps partiel) Ainsi, quand sur le bulletin de terraction.org on peut lire que les fermetures de commerces récentes sont attribuées à la nouvelle mairie, ce n'est même plus du populisme, c'est le degré zéro de la politique.