Pas très loin d'un portail classé, et donc dans une zone protégée, aux strictes normes d'aspect pour les riverains d'après le code de l'urbanisme, l'écologie a son territoire privilégié: vive le vert ! (avec quand même quelques touches de roux, pour mieux exprimer la douce poésie de l'abandon des lieux)


A Oloron ville protectrice des arts, la municipalité semble ravie que, voici déjà plusieurs semaines, quelques artistes inconnus (et méconnus ?) aient laissé leur marque à la postérité...
J'ai quelques doutes toutefois quand aux demandes d'autorisations pour la teinte - demandes pourtant obligatoires pour les gens du quartier - et également quand à la nature de la peinture: est-elle bien minérale, conformément aux préconisations de la mairie ?


Ah et puis les feuilles mortes ne se ramassent plus à la pelle, elles ne se ramassent plus du tout...pas plus que les bouteilles en plastiques et autres déchets laissés par les indélicats, peut-être ces mêmes artistes dont je parlais plus haut ? Ah ces artistes, c'est une espèces à protéger et à ne pas perturber sur leur petit nuage, afin qu'ils puissent développer leur art en toute quiétude...
Vous me direz que question feuilles, là encore l'écologie a vaincu: les feuilles se transforment sur place en compost, c'est plus simple, plus long, aussi, surtout avec ce genre d'arbre, mais le temps, c'est de l'argent: cela évite une dépense en énergie non renouvelable, puisque de nos jours, on "ramasse" les feuilles avec des souffleurs portatifs à moteur thermique ou électrique et non plus au balai, cela évite aussi les nuisances sonores liées aux lesdits souffleurs, cela évite aussi de prendre des décisions et donner des ordres à des agents municipaux qui pourraient râler qu'on leur demande des travaux de ce genre; bref, que des avantages !
Et le vent t'emportera...(je parle aux feuilles)
