Effectivement, l'absence de ces trois personnes a été un signe fort adressé au personnel de la Clinique, et ajoutant encore plus à leur sentiment d'abandon. Idem pour la CGT. Les syndicats "c'est plus ce que c'était ma bonne dame". Tout ça parce que la revendication de ce rassemblement portait encore sur un pôle public-privé ! et là dedans, vous avez le mot interdit que la CGT ne veut plus entendre : "privé" !!!
Ce mot fait mal à la bouche de beaucoup de personnes dans la municipalité. Actuellement, répondre à la question "tu travailles où ?", "à la Clinique" suscite 2 réactions. Soit une empathie spontanée et visiblement sincère. Soit un léger malaise, avec le regard vague, où l'on croit lire "bon ben le privé, c'est le privé, fallait choisir son camp, vous vous faites exploiter par des patrons-bandits etc...".
C'est clair, ça fait 23 ans que je suis "ligotée" par un CDI !!!!!!!!!! Et à l'hôpital, c'est quoi déjà ? des CDD

Et oui, ils respectent leurs salariés en les laissant libres tous les 3 mois de partir ailleurs.
Ah si seulement il y a 23 ans, j'avais choisi le public, je serais à l'heure actuelle dans le bon camp, du côté des gens que l'on soutient, que l'on défend. Erreur de jeunesse... Aujourd'hui, à Oloron, je sens comme un malaise de travailler dans le privé, et dans la santé qui plus est ! Je dirais que je travaille dans le nucléaire ce serait à peu près pareil.
Nous sommes très amères, mais plus que jamais motivées pour aller jusqu'au bout.